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Les textes des élèves de 2e secondaire

Détail du concours Gabrielle Roy

S’imaginer en 2050 et écrire un article de journal dont le sujet est l’état de la planète.

L’élève doit écrire un texte d’au moins 350 mots en respectant les règles de présentation et d’écriture associées à un article de journal.

Les critères de sélection sont basés sur l’originalité et la qualité du travail.

«Nous sommes tous extrêmement fiers de vos textes et reconnaissants du rayonnement que vous apportez à la langue française.» – Les enseignants de français


La littérature existe pleinement non pas quand l’œuvre est écrite, mais quand un lecteur remonte le cours des phrases et des mots pour devenir, par ce moyen, cocréateur de l’œuvre. – Citation d’Hubert Aquin

Bonne lecture !

1er texte

La E. Détritus: une découverte révolutionnaire

Publié le 24 mai 2050

Mya Querry,  Journal Planète 911

Dans l’océan, tout comme sur la Terre, les déchets de plastique prennent de plus en plus d’expansion sur la planète. Ceux-ci mettent en péril la vie de millions d’animaux. Heureusement, les chercheurs de l’Université d’Ottawa viennent de découvrir une bactérie préhistorique dans un échantillon d’eau de source provenant de la fonte des glaciers. Les scientifiques croient que cette découverte, surnommée la E. Détritus, permettra à la planète de retrouver son état naturel original avant l’apparition des humains.

Actuellement, la planète est dans un état lamentable. En effet, les déchets prennent de plus en plus de place sur la Terre, ce qui affecte les conditions de vie de la faune. À force de se nourrir quotidiennement d’ordures, certains animaux sont maintenant des êtres vivants composés à 50 % de plastique. Certains poissons sont donc maintenant immortels et très dangereux pour leur écosystème. Ils sont devenus ce qu’on appelle des «animaplastiques». Pour assurer la survie humaine, la population devra continuer de consommer des animaux de la mer. En mangeant des poissons, pour la majorité, composés de plastique, les terriens s’exposent à développer des problèmes très graves pour la santé. Certains chercheurs pensent qu’à force de s’en alimenter, les êtres humains pourraient également devenir immortels.

De plus, une île de déchets de près de 50 kilomètres carrés a été découverte dans l’océan Atlantique, océan surnommé «océan déchets». Des bateaux s’y rendent couramment pour faire visiter le lieu à des touristes de partout dans le monde. À proximité de la côte canadienne, le continent Détritus accueille près d’un million de touristes chaque année. Un village de 7000 personnes s’est installé sur l’île afin d’être isolé de la population mondiale.

D’autre part, la bactérie qu’ont découverte les jeunes Canadiens pourrait avoir un effet révolutionnaire sur la condition de la Terre. Celle-ci, qui se reproduit très vite, a pour effet de consommer le plastique plus rapidement qu’il est produit. Une fois qu’elle est en contact avec des détritus, elle se met immédiatement au travail et elle ne laisse rien sur son passage, mis à part de l’eau pure. D’ici le mois de juillet, cette bactérie sera relâchée sur le continent de déchets. Le village installé sur les ordures depuis 2046 s’est opposé à la destruction de leur île. Cependant, le gouvernement canadien fut touché par leurs revendications et les « Détritusois » seront relocalisés près de la baie James. Les résidents devront donc d’ici quelques mois faire leurs valises pour retrouver la terre ferme.

En somme, la population mondiale est plus que ravie par la nouvelle découverte. Il pourrait s’agir de la plus grande innovation scientifique depuis la modification génétique des épinettes de la forêt boréale pour capter le carbone en 2039. Les chercheurs de l’Université d’Ottawa espèrent que leur exploit redonnera aux humains une planète plus propre qu’ils ne l’ont jamais connue.


2e texte

Agir pour l’avenir

Jeanne Viel

      Depuis le commencement de la vie sur Terre, les organismes vivants s’adaptent au froid. Durant de nombreuses glaciations, durant plusieurs hivers arides, ils ont su s’adapter à cette difficulté. De nos jours, les hivers se sont allégés, la neige se fait plus rare aux endroits où avant les bancs de neige étaient insurmontables et la pluie s’empare du peu qu’il nous reste en la faisant fondre. Je me rappelle les jours de pluie en hiver, avant, c’était moins fréquent, mais par les temps qui courent… C’est ça, nos hivers ! La Terre se réchauffe, son état s’aggrave et elle atteindra bientôt un point de non-retour.

      L’histoire de notre planète remonte à la nuit des temps. Plusieurs fois durant celle-ci, la Terre a subi des réchauffements climatiques naturels. Cette fois-ci, l’activité humaine l’a causé ! Au cours des deux derniers siècles, les nuages de boucane causés par l’utilisation de charbon surgissaient des nombreuses usines. Les progrès de l’industrialisation ont été très dommageables pour notre planète. Toutefois, plus les années ont passé, plus les gens se sont sensibilisés à ce phénomène. Depuis le début du XXIe siècle, des mesures ont été prises pour lutter contre le réchauffement planétaire. Mais il va falloir attendre jusqu’en 2036 pour que le gouvernement du Québec instaure l’interdiction d’utiliser des voitures fonctionnant à l’essence. Puis, en 2037, l’entièreté du Canada a adopté cette loi avec la collaboration de plusieurs autres pays industrialisés. Par contre, aujourd’hui, nous sommes en 2050, et il y a encore du progrès à faire.   

      Notre planète, notre maison, elle est en mauvais état par notre faute. À cause de nous, nous qui devons faire un effort pour réduire nos productions de GES, la Terre est de plus en plus polluée. Donc, il est de notre devoir de réparer nos erreurs pour ne pas que la situation se détériore. Le gouvernement du Canada a publié récemment une liste de moyens pour réduire la production de gaz à effet de serre. Dans ce communiqué, des moyens comme s’alimenter plus fréquemment d’insectes et gaspiller le moins possible d’eau potable sont fortement recommandés. C’est en commençant avec de petits gestes qu’on peut réellement influencer la cause du réchauffement climatique.

      Or, si ces petits gestes ne sont pas posés, les conséquences du réchauffement planétaire pourraient être assez extrêmes. D’amples déserts suffocants, des océans entièrement recouverts de plastique, des précipitations acides, des forêts complètement décimées, des glaciers qui fondent créant de gigantesques océans, tout ça arrivera si on ne change rien. Au plus extrême, la Terre pourrait se réchauffer d’encore trois degrés Celsius d’ici 2100. De plus, les calottes polaires qui sont en train de fondre libèrent des bactéries nocives et leur fonte pourrait faire augmenter le niveau de l’eau des mers de 10 mètres.

      La Terre, il n’y en a pas deux ni trois, il y en a une seule. Nous n’irons pas habiter sur Mars même si notre planète amorce son déclin. Ça, c’est juste dans nos rêves ou dans les films ! Aux pires endroits, notre Terre est dénudée, brune, polluée, desséchée, inondée, bientôt inhabitable. Il faut s’en occuper pour laisser une Terre plus verte à nos enfants et à leurs descendants. L’état de notre planète est sur une pente descendante, nous devons alors tous ensemble contribuer pour ne pas l’aggraver. Nos enfants ont le droit, eux aussi, d’apprécier les merveilles de la nature qu’on contemplait dans notre enfance. Mais pour cela, il faut agir pour leur avenir. Je ne sais pas à quoi ressemblera la Terre en 2100, mais ce que je sais, c’est que tous auront conscience de l’importance qu’elle a. Et vous, l’avez-vous, cette conscience ? Il faut donc maintenant agir pour l’avenir !


3e texte

Des catastrophes naturelles désastreuses en hausse

Marianne Côté

Au cours des dernières années, le nombre de tsunamis enregistrés a drastiquement haussé en raison du réchauffement climatique, selon l’institut américain de géophysique (USGS). En raison des circonstances, de plus en plus fréquemment, des milliers de citoyens sont ravagés par ces catastrophes naturelles survenant davantage dans les pays d’Asie, d’Océanie et d’Amérique du Nord.

Depuis le début du mois de mars, trois séismes ont frappé les côtes de l’Indonésie, submergé une partie de la Nouvelle-Zélande et englouti des bâtiments au centre des terres en Floride. Suite à ces catastrophes, des sismologues venant de partout à travers le monde se concertent afin d’évaluer l’état de la situation et de proposer des pistes de solutions.

Suite aux conclusions des experts, Elisabeth Tichy-Fisslberger, chef de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a même déclaré : « Il faut investir massivement pour freiner l’émission de gaz à effets de serre. Il n’y a plus d’autres moyens, nous en constatons les effets. »

Tant que des efforts des habitants et des usines polluantes ne seront pas mis de l’avant, le phénomène risque de s’intensifier, parce que la production de gaz à effets de serre continuera à augmenter et des tsunamis encore plus redoutables auront lieu. Certaines régions risqueraient également de disparaître de la carte par la faute de l’érosion due au déferlement de ces énormes vagues sur la Terre.

Des gaz dévastateurs

La source du problème de la hausse des tsunamis est le réchauffement climatique. À cause de cette complication, la fonte des glaciers est entraînée. Lorsque cela se produit, la glace se transforme en eau qui se rajoute au volume actuel des lacs, des fleuves et des océans. Ainsi, le niveau de la mer augmente et lorsqu’un séisme est provoqué, les tsunamis qui en suivent sont plus puissants et plus massifs.

Pour interrompre l’évolution de la température, il faut réduire ou idéalement cesser de produire des gaz à effets de serre, ce qui est à l’origine de ce phénomène. Ces émanations sont entre autres causées par la consommation de pétrole, de charbon et de gaz naturels, par la déforestation et par certaines pratiques agricoles inadéquates.

Pas seulement des producteurs d’oxygène

En plus d’augmenter la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère, la déforestation favorise l’érosion, car le rôle des végétaux est de maintenir les sols en place et de leur permettre de ne pas s’effriter. Les arbres sont donc des joueurs prédominants pour l’équilibre de notre planète.

Des pistes de solution

Pour conclure, il est primordial de modifier nos habitudes de vie afin que notre planète ne suffoque pas sous le réchauffement climatique et que nous ne coexistions plus avec autant de tsunamis et autres catastrophes naturelles. Pour se déplacer, il faut absolument prioriser la marche et la bicyclette aux voitures, et considérablement réduire notre consommation de bois ainsi que de papier pour éviter la coupe des arbres. La situation environnementale de la Terre va-t-elle s’améliorer? Ça on ne le sait pas, mais avec des efforts, certainement, la détérioration de notre monde freinera et nous vivrons dans un endroit plus sain.