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Nuestro futuro

Notre futur

Emma Jauvin

      2050… 2050 est la date donnée par le directeur de l’ONU pour signaler le début de la fin. Depuis les années 1864, c’est-à-dire l’année où George Perkins Marsh a publié Man and nature, oeuvre qui sera considérée comme la première analyse systématique sur l’impact destructeur de l’humanité sur l’environnement, les alarmes ont sonné. Les scientifiques et les médias ne cessent de nous alerter sur les changements climatiques, sur la pollution de nos océans et de nos terres ou encore sur la disparition de plusieurs espèces animales et j’en passe : la famine, la sécheresse que plusieurs ont à affronter, les erreurs commises par nos gouvernements et par nous, citoyens. Les températures ne cessent de monter, et déjà cette année, des records ont été inscrits. Gallargues-le-Montueux, commune de la France, a atteint une température vertigineuse de 45,9 degrés cet été. Une température trop haute pour ce qui semble être la normalité. Au Québec et ailleurs, les saisons disparaissent, les saisons qu’on nommait «automne» et «printemps» autrefois seront bientôt que de vagues souvenirs.  Les espèces disparaissent une par une et rapidement, elles sont menacées par la chasse intensive, les hausses de température, la destruction de leurs habitats ou encore la pollution… L’Afrique est menacée par des chaleurs extrêmes et la sécheresse qui se prolonge d’année en année.

      La Terre est en danger, et qui dit Terre, dit population ; qui dit population, dit nous : humains que nous sommes, certes imparfaits, mais intelligents. Assez intelligents pour, j’aimerais croire, devancer une telle catastrophe, une catastrophe sans retour. Les scientifiques nous ont avertis, les gouvernements ont fait des promesses, mais rien ou presque n’a changé : nous continuons à marcher vers des horizons horrifiants. Les générations futures seront affectées, mais aussi angoissées. Un avenir a été écrit avant même leurs venues au monde. Est-il possible d’effacer et de recommencer ?

      Le changement est promis, mais dur à atteindre. Il est vrai que moi-même, qui écris ce discours, ne suis pas parfaite ou encore devrais-je dire, exemplaire. En effet, le plastique que j’utilise est le même que vous, et le changement que j’essaie de faire est le mien et, j’ose espérer, le vôtre un jour. Nous avons besoin de nous allier pour améliorer les temps à venir. Une petite action peut faire une grande différence. Par exemple, Greta Thunberg, une jeune suédoise de 16 ans qui se bat pour l’environnement, a atteint des sommets impressionnants. Son discours fait parler, je l’assure, et d’ailleurs, il sonne beaucoup plus prometteur que les promesses faites par nos dirigeants. L’alarme est sonnée, à nous de faire un changement.